Paul Simon est de retour malgré une tournée d'adieu il y a quelques années. Après la tournée américaine, c'est au tour de l'Europe avec des dates quasi exclusivement dans des théâtres et pour certaines villes chanceuses plusieurs concerts ( deux à Paris, et 3 à Bruxelles au Bozar).
Concert à 20h ( 20h15 en fait) et pas de première partie.
Accompagné de ses 9 musiciens ( ils seront jusqu'à 12 sur certains titres)
Paul Simon arrive sur la pointe des pieds, costume bleu marine et tee-shirt gris et se place derrière son micro afin de nous dire quelques mots et d'apprécier avec un grand sourire l'ovation du public Parisien puis il prend place au milieu de tout ce beau monde sur une chaise haute.
Toute la première partie est consacré à son dernier album (2023), 7 "titres" qui s'apprécient comme une œuvre unique ou un seul mouvement avec plusieurs parties.
30 minutes de musique acoustique ( avec flute, violon et contrebasse) assez paisible donc et une voix qui à l'age du Monsieur, c'est à dire 84 ans. La voix est extrêmement diminuée, un peu comme celle de
Johnny Cash dans ses dernières années. L'avantage du côté acoustique est qu'il ne la force pas et qu'il arrive encore tant bien que mal à la moduler. Il touche sa guitare de temps en temps sans forcer mais il est superbement bien secondé par deux excellents guitaristes. Pas de
Steve Gadd ce soir à la batterie. Petite surprise avec la venue au chant sur les deux derniers "titres" d'
Edie Brickell qui avait connu un beau succès avec son groupe les
New Bohemians en 1988 avec
"What I am".
Après un entracte d'une vingtaine de minutes, on passe aux choses sérieuses avec des compositions issues de sa carrière en solo. Pendant cette petite pause Paul s'est changé (!) jean clair, tee-shirt jaune et veste rouge ( mais pourquoi donc ?). La seconde partie va être un peu plus décevante, la comparaison entre sa voix claire que l'on a tous en tête en se repassant ses anciens disques et leur interprétation 2026 est cruelle pour
Paul Simon. "Graceland" et "Under African Skies" de
"Graceland" sont particulièrement bien accueillies par un public qui ne lui en veut pas trop pour la faiblesse du chant. On peut aussi se demander pourquoi il fait l'impasse sur ses plus grands titres, pour d'autres peut être un peu plus confidentiels (voir setlist plus bas) heureusement nous avons droit à "Slip sidin away", "me and julio down by the schoolyard", ou "50 ways to leave your lover". A un moment le pianiste part dans un (excellent) solo à la Rachmaninov mais on demande vraiment ce que cela vient faire là coincé entre un titre aux consonances africaines et un titre purement acoustique ... mais pourquoi pas ! Seulement 3 chansons de
Simon & Garfunkel, dont "the Boxer" et "the Sound of silence" (en solo) qui clôture ce concert somme toute assez correct mais très loin de la qualité des interprétations du "Live à central Park". Cela est particulièrement vrai sur les titres du duo, la voix cristalline d'
Art manquant terriblement.
La grande question étant: quand savoir s’arrêter et ne pas faire la tournée de trop.